La flambée des cours du baril de pétrole vient de connaître une pause appréciable pour les automobilistes. Un répit qui ne devrait pas pour autant durer bien longtemps. Si la situation géopolitique, en Iran notamment, s'est détendue, le prochain embargo européen sur le brut iranien risque d'inverser cette tendance. Il sera encore temps pour François Hollande de tenir l'une de ses promesses de campagne...

Premier constat, le nouveau président élu n'a pas encore tenu sa promesse de bloquer les prix du pétrole pour trois mois. Premier manquement dans le quinquennat ? Pas vraiment. La conjoncture récente de baisse de prix du brut a coupé l'herbe sous les pieds de son gouvernement.

En effet, quel intérêt aurait l'État à "figer" des tarifs dont la dynamique de décroissance des prix profite aux consommateurs ? Ce dernier pourrait se retrouver floué dans l'opération. Toutefois, promis juré, François Hollande respectera sa parole dès que la conjoncture se retournera.

Il faut toutefois rappeler que ces trois mois de blocage des prix n'ont pas seulement vocation à préserver le pouvoir d'achat des Français. Ils doivent également servir à la remise à plat d'une fiscalité qui prête à caution. Parmi les pistes étudiées, la plus sérieuse est sûrement la restauration de la taxe "flottante". Dispositif complexe déjà en vigueur entre 2000 et 2002.

Souvent caricaturée, la mesure proposée par François Hollande vise à gommer les fluctuations, à la baisse comme à la hausse, de prix du cours du brut en restituant le surplus généré par la TVA. Un principe qui assurerait au consommateur un prix plus juste. Le tout sans donner la désagréable impression que l'État profite de la flambée des prix pour gonfler ses recettes. Une bonne nouvelle, a priori, pour les consommateurs. Reste la question du manque à gagner pour l'État. Mais ça, c'est une autre histoire...